Dindon sauvage

Tout savoir sur dindon sauvage, l’une des espèces emblématiques des États-Unis.

Mis à jour le

Nom scientifique
Meleagris gallopavo
Nom anglais
Wild turkey
Classe
Oiseau
Taille
1 à 1,25 m de long pour le mâle ; envergure de 1,2 à 1,4 m
Poids
Mâle de 5 à 11 kg ; femelle de 2,5 à 5,5 kg

Ancêtre de la dinde domestique, le dindon sauvage est l'oiseau associé à Thanksgiving. Chassé jusqu'à la quasi-disparition au début du XXe siècle, il est revenu dans tout le pays grâce à l'un des programmes de réintroduction les plus réussis d'Amérique du Nord. Bien plus svelte que la dinde d'élevage, il court vite et vole avec aisance.

Description

Le mâle, ou tom, a un plumage bronze aux reflets irisés, une tête nue bleue et rouge, des caroncules rouges sous la gorge, un appendice charnu qui pend au-dessus du bec et une touffe de plumes raides, la « barbe », sur la poitrine. Ses pattes portent des ergots. La femelle, plus petite et plus terne, a un plumage brun qui la camoufle au nid. Contrairement à la dinde domestique, le dindon sauvage peut voler sur quelques centaines de mètres et courir à plus de 40 km/h. La nuit, il se perche dans les arbres.

Habitat et répartition

Le dindon sauvage vit dans les forêts claires, en particulier les chênaies, entrecoupées de clairières et de champs. Il occupe les 48 États contigus, dont plusieurs où il a été introduit, comme la Californie, ainsi qu'à Hawaï. Il est particulièrement nombreux dans l'Est, des Appalaches du Tennessee et de la Virginie aux forêts du Missouri, et s'est installé dans de nombreuses banlieues.

Comportement

Le dindon sauvage vit en bandes, séparées par sexe en dehors de la saison de reproduction. Il se nourrit au sol de glands, de graines, de baies, d'insectes et même de petits reptiles. Au printemps, les mâles glougloutent à l'aube et paradent en gonflant leur plumage, la queue déployée en éventail, pour attirer les femelles. La femelle pond une dizaine d'œufs dans un nid au sol et élève seule les petits, qui la suivent dès l'éclosion et peuvent voleter au bout de deux semaines.

L’animal et l’homme

Domestiqué au Mexique par les peuples mésoaméricains, le dindon a été rapporté en Europe par les Espagnols au XVIe siècle ; le mot « dinde » vient de « poule d'Inde ». Aux États-Unis, la chasse et le défrichement l'ont fait disparaître de nombreux États au début du XXe siècle. À partir des années 1950, la capture d'oiseaux sauvages et leur relâcher dans les forêts qui repoussaient ont permis son retour partout. Dans une lettre de 1784, Benjamin Franklin jugeait le dindon plus respectable que le pygargue.

Où l’observer ?

  • Great Smoky MountainsLes prairies de la boucle de Cades Cove accueillent des bandes de dindons presque toute l'année.
  • ShenandoahFréquents à Big Meadows et le long de Skyline Drive, au printemps et en automne.
  • ZionDes bandes de dindons se promènent dans le canyon principal, près de Zion Lodge.
  • Wind CaveLe dindon de Merriam, sous-espèce de l'Ouest, fréquente les forêts de pins du parc.

Sécurité et bonnes pratiques

Le dindon sauvage est inoffensif, mais certains mâles habitués aux humains, surtout au printemps en banlieue, deviennent agressifs et poursuivent les passants. Ne les nourrissez pas, gardez vos distances (au moins 25 yards, soit 23 m, dans les parcs nationaux) et, si un mâle s'approche, faites-vous grand et éloignez-vous sans lui tourner le dos.

Questions fréquentes

Le dindon sauvage peut-il voler ?

Oui, contrairement à la dinde domestique, trop lourde. Il s'envole à la verticale, vole sur de courtes distances à grande vitesse et passe la nuit perché dans les arbres.

Benjamin Franklin voulait-il faire du dindon l'emblème national ?

Non, c'est une légende. Dans une lettre privée de 1784 à sa fille, il compare les deux oiseaux et juge le dindon plus respectable, mais il n'a jamais proposé officiellement qu'il remplace le pygargue.

Pourquoi mange-t-on de la dinde à Thanksgiving ?

La dinde, abondante et assez grosse pour nourrir une famille, s'est imposée au XIXe siècle comme le plat des fêtes d'automne. Les récits du repas de 1621 à Plymouth mentionnent des volailles sauvages, sans préciser lesquelles.