Andrew Johnson

17e président des États-Unis (1865-1869), national union.

Mis à jour le

Rang
17e président
Mandat(s)
15 avril 1865 – 4 mars 1869
Parti
National Union
Naissance
29 décembre 1808, Raleigh (Caroline du Nord)
Décès
31 juillet 1875

Andrew Johnson (1808-1875) est le dix-septième président des États-Unis, de 1865 à 1869. Démocrate sudiste resté fidèle à l'Union, élu vice-président sur le ticket d'union nationale d'Abraham Lincoln, il lui succède après son assassinat. Sa politique de Reconstruction indulgente envers le Sud et hostile aux droits des anciens esclaves l'oppose au Congrès républicain. En 1868, il est le premier président mis en accusation, et échappe à la destitution à une voix près.

Biographie

Né le 29 décembre 1808 à Raleigh, en Caroline du Nord, dans une grande pauvreté, Andrew Johnson n'est jamais allé à l'école. Placé en apprentissage chez un tailleur, il s'enfuit et s'installe à Greeneville, dans le Tennessee, où il ouvre une boutique. Son épouse Eliza McCardle l'aide à parfaire son écriture.

Démocrate jacksonien, défenseur des petits fermiers contre l'aristocratie des planteurs, il est maire, député, puis représentant au Congrès (1843-1853), gouverneur du Tennessee et sénateur en 1857. Il possède lui-même quelques esclaves. En 1861, il est le seul sénateur d'un État sécessionniste à garder son siège à Washington. Lincoln le nomme gouverneur militaire du Tennessee occupé en 1862 ; Johnson y affranchit ses propres esclaves en 1863.

Choisi en 1864 comme colistier de Lincoln pour élargir la coalition, il prête serment de vice-président le 4 mars 1865 en état d'ébriété apparente. Après sa présidence, il est le seul ancien président élu sénateur, en 1875, et meurt quelques mois plus tard, le 31 juillet 1875.

Présidence

Devenu président le 15 avril 1865, Johnson conduit lui-même la Reconstruction pendant l'intersession du Congrès. Il amnistie la plupart des confédérés et autorise les États du Sud à former de nouveaux gouvernements dès qu'ils abolissent l'esclavage. Ceux-ci adoptent les « codes noirs », qui restreignent sévèrement les droits des affranchis.

Le Congrès, dominé par les républicains radicaux, refuse de siéger les élus sudistes. Johnson oppose son veto au Freedmen's Bureau et au Civil Rights Act de 1866 ; le Congrès passe outre, une première pour une loi majeure, et adopte le 14e amendement, qui garantit la citoyenneté et l'égalité devant la loi. Après les élections de 1866, les Reconstruction Acts placent le Sud sous administration militaire et imposent le droit de vote des hommes noirs.

Le Tenure of Office Act interdit au président de révoquer sans l'accord du Sénat les responsables confirmés par celui-ci. En février 1868, Johnson limoge le secrétaire à la Guerre Edwin Stanton. La Chambre vote sa mise en accusation (impeachment) ; au Sénat, en mai 1868, il manque une voix pour atteindre la majorité des deux tiers requise.

En 1867, son secrétaire d'État William Seward achète l'Alaska à la Russie pour 7,2 millions de dollars. Johnson n'est pas réinvesti en 1868 ; il gracie tous les anciens confédérés le jour de Noël.

À retenir

  • Il est le premier président mis en accusation par la Chambre des représentants, en 1868.
  • Il a échappé à la destitution à une seule voix au Sénat (35 contre 19).
  • Il n'a jamais fréquenté l'école.
  • Il est le seul ancien président élu sénateur après sa présidence.
  • L'Alaska a été acheté à la Russie sous sa présidence, en 1867.

Questions fréquentes

Pourquoi Andrew Johnson a-t-il été mis en accusation ?

Pour avoir révoqué le secrétaire à la Guerre Edwin Stanton en violation du Tenure of Office Act. Le conflit de fond portait sur la Reconstruction du Sud.

Andrew Johnson était-il républicain ?

Non. Démocrate, il a été élu vice-président en 1864 sur le ticket du National Union Party avec le républicain Lincoln. Il n'a jamais rejoint le Parti républicain.

Combien l'Alaska a-t-il coûté ?

7,2 millions de dollars, payés à la Russie en 1867, soit environ 4,7 dollars par km².