James Monroe

5e président des États-Unis (1817-1825), démocrate-républicain.

Mis à jour le

Rang
5e président
Mandat(s)
4 mars 1817 – 4 mars 1825
Parti
Démocrate-républicain
Naissance
28 avril 1758, Comté de Westmoreland (Virginie)
Décès
4 juillet 1831
Vice-président(s)
Daniel D. Tompkins

James Monroe (1758-1831) est le cinquième président des États-Unis, de 1817 à 1825. Dernier président issu de la génération révolutionnaire, il gouverne pendant l'« ère des bons sentiments », période sans véritable opposition partisane. Il acquiert la Floride espagnole, signe le compromis du Missouri et énonce en 1823 la doctrine Monroe, qui interdit aux puissances européennes toute nouvelle colonisation sur le continent américain.

Biographie

Né le 28 avril 1758 en Virginie, James Monroe quitte le College of William & Mary pour rejoindre l'Armée continentale. Blessé à la bataille de Trenton en 1776, il sert ensuite sous Washington. Il étudie le droit auprès de Thomas Jefferson, qui devient son mentor.

Délégué au Congrès de la Confédération, sénateur de Virginie, il est ambassadeur en France de 1794 à 1796, où il obtient la libération de Thomas Paine, emprisonné sous la Terreur. Gouverneur de Virginie, il réprime en 1800 la révolte d'esclaves préparée par Gabriel Prosser. En 1803, il est envoyé à Paris pour négocier, avec Robert Livingston, l'achat de la Louisiane.

Secrétaire d'État de James Madison à partir de 1811, il cumule aussi le poste de secrétaire à la Guerre en 1814-1815. Marié à Elizabeth Kortright, il termine sa vie endetté et meurt à New York le 4 juillet 1831, troisième président à mourir un jour de fête nationale.

Présidence

Élu largement en 1816, Monroe est réélu en 1820 presque sans opposition : le Parti fédéraliste a disparu. Un journal de Boston baptise cette période l'« ère des bons sentiments ». Il entreprend de longues tournées dans le pays et nomme un cabinet de premier plan, avec John Quincy Adams au département d'État et John C. Calhoun à la Guerre.

Après l'incursion d'Andrew Jackson en Floride contre les Séminoles (1818), le traité Adams-Onís de 1819 obtient de l'Espagne la cession de la Floride et fixe la frontière avec le Mexique espagnol jusqu'au Pacifique. La même année, la panique de 1819 provoque la première grande crise financière du pays.

En 1820, le compromis du Missouri admet le Missouri comme État esclavagiste et le Maine comme État libre, et interdit l'esclavage au nord du parallèle 36°30' dans le reste du territoire de la Louisiane. Ce fragile équilibre tiendra jusqu'en 1854. Monroe soutient aussi l'American Colonization Society, qui fonde le Liberia ; sa capitale prend le nom de Monrovia.

Dans son message au Congrès du 2 décembre 1823, rédigé en grande partie par John Quincy Adams, il affirme que le continent américain est fermé à toute nouvelle colonisation européenne et que les États-Unis ne se mêleront pas des affaires européennes. Cette doctrine Monroe devient un pilier durable de la politique étrangère américaine.

À retenir

  • Il est le dernier président à avoir combattu dans la guerre d'indépendance.
  • Il a été réélu en 1820 avec 231 grands électeurs sur 232.
  • Monrovia, capitale du Liberia, porte son nom.
  • Il est traditionnellement identifié comme le porte-drapeau du tableau Washington traversant le Delaware.
  • Il est mort un 4 juillet, comme Adams et Jefferson.

Élections présidentielles disputées

Questions fréquentes

Qu'est-ce que la doctrine Monroe ?

Un principe énoncé en 1823 : les Amériques sont fermées à toute nouvelle colonisation européenne et les États-Unis s'abstiennent d'intervenir dans les affaires européennes. Il a ensuite servi à justifier l'influence américaine en Amérique latine.

Qu'est-ce que le compromis du Missouri ?

L'accord de 1820 qui admet le Missouri comme État esclavagiste et le Maine comme État libre, et interdit l'esclavage au nord du parallèle 36°30' dans les territoires de la Louisiane.

Pourquoi parle-t-on d'ère des bons sentiments ?

Parce que, sous Monroe, le Parti fédéraliste disparaît et un seul parti, démocrate-républicain, domine la vie politique, dans un climat d'unité nationale après la guerre de 1812.